Voici une étape très importante dans votre projet : comment positionner votre piscine dans son environnement ?

Le positionnement d’un bassin conditionne en grande partie son coût, de construction comme de fonctionnement, et son utilisation future. La piscine se définit comme une nouvelle pièce à vivre et non plus comme un élément du reste de la propriété.

Les terrains ont tendance à se réduire, ce qui fait de la piscine l’élément central d’une propriété. De par la proximité immédiate avec l’habitation, l’esthétique d’un bassin et de ses abords visibles au quotidien sont des données déterminantes dans le choix du placement de sa piscine sur son terrain. 

Il est ainsi nécessaire d’élargir l’angle de vue en pensant la piscine et son environnement comme un ensemble cohérent et intégré. Tout l’enjeu est désormais de tisser un lien entre le bassin et le jardin, mais aussi avec la maison. 

 

 

Une approche globale

Il faut trouver un juste équilibre entre les différents éléments de la propriété. L’objectif est d’arriver à ce qu’ils se valorisent mutuellement et que la circulation du regard comme des personnes soit harmonieuse et cohérente.

L’intégration paysagère fait donc partie intégrante d’un projet piscine. Elle passe dans un premier temps par la prise en compte des spécificités du terrain. La qualité du sol et le dénivelé peuvent déterminer l’emplacement retenu, mais aussi la forme du bassin ou encore le type de procédé de construction et de matériaux employés.

 

 

Adapter la piscine au terrain et non le contraire

 

La meilleure orientation

Le travail sur l’implantation du bassin doit porter sur son orientation, qui doit être optimale. Un ensoleillement maximal et une protection efficace contre le vent garantissent un confort et une durée d’utilisation accrus grâce à une eau s’élevant naturellement en température.

Une fois que vous pensez avoir trouvé l’emplacement idéal, n’hésitez pas à dessiner sur le sol le futur bassin. Laissez ces repères plusieurs jours en place pour visualiser au fil des heures de la journée les changements que connaîtra le bassin.

Cela vous permettra par exemple de vous vous rendre compte des ombres qui pourraient se porter sur l’eau et d’analyser l’ensoleillement global dont bénéficie l’endroit.

Tournez autour de ces repères, vérifiez quelles vues et quels vis à vis vous aurez depuis le bassin, et de ce fait aménagements sont à prévoir : pool house, mur de séparation, plantes, etc…

Vous pourrez vous rendre compte de l’emprise globale du bassin sur le terrain et revoir si nécessaire ses dimensions ou celles envisagées pour la plage.

 

En résumé :

  • Penser global pour intégrer la piscine à la propriété.
  • Se protéger du vent et des vis à vis.
  • Privilégier l’ensoleillement et la proximité de l’habitation.
  • Tenir compte des différents points de vue sur le bassin et la maison.
  • S’adapter aux éléments naturel : grands arbres, nappe phréatique, etc.

 

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Les distances à respecter

Les règles d’urbanisme au niveau national imposent une distance minimale de 3 mètres entre la limite du voisin et les abords de la piscine. Cependant, le plan d’urbanisme (PLU) peut imposer des conditions supplémentaires.

Sauf dispositions spécifiques, les PLU autorisent en général deux type d’implantation pour une construction : soit en limite de propriété, soit à partir d’un retrait minimum. La jurisprudence en la matière considère que si le projet piscine intègre les margelles, la plage et l’abri éventuel, alors ceux-ci constituent une unité indissociable. La limite à considérer pour l’implantation est donc celle de l’ensemble et non pas uniquement celle du bassin.

Concrètement, si la plage est en limite de propriété, le bassin et l’abri peuvent ne pas respecter l’éloignement minimal.